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Adaptation psychologique et sociale et relations parents-adolescents chez des jeunes gais, lesbiennes, bisexuelles et bisexuels (GLB)

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Joanne Otis

Résumé du colloque

Comment des GLB décrivent-ils leurs relations avec leurs parents et comment ce qu'ils en disent, est-il en lien avec leur santé sur les plans psychologique et social ? Dans le contexte du programme de promotion de la santé sexuelle Sain et Sauf implanté auprès de jeunes GLB dans quatre villes canadiennes, les jeunes qui sont entrés au projet entre mars 2000 et septembre 2001 ont été invités à compléter un questionnaire auto-administré, anonyme. Parmi les 125 jeunes ayant accepté de participer, 54 % sont des garçons, 69 % ont entre 18 et 25 ans et 58 % vivaient encore chez au moins un de leurs parents au moment de l'étude. Environ la moitié des jeunes participants diront que leur mère est au courant de leur orientation sexuelle (53 %), cette proportion étant plus faible en ce qui concerne leur père (33 %). Dans les trois mois précédant l'étude, 44 % ont fait appel à leur mère lorsqu'ils ont eu besoin de parler de leurs problèmes personnels alors que 30 % se sont tournés vers leur père. De plus, 38 % disent que leur mère est l'une des personnes qui les acceptent totalement avec leurs bons et leurs mauvais côtés alors que le père n'est mentionné spontanément que par 13 % d'entre eux. En moyenne, l'image que les jeunes ont d'eux-mêmes en lien avec leur importance dans la famille est plus ou moins positive et il leur semble relativement difficile de vivre ouvertement leur homosexualité dans le contexte familial. De façon générale, le fait que les parents soient au courant de l'orientation sexuelle de leur adolescent, leur acceptation inconditionnelle et leur soutien, sont en lien avec une attitude plus positive chez le jeune GLB à l'égard de l'homosexualité et de la bisexualité en général, une acceptation plus grande de son orientation sexuelle, moins de craintes à afficher ouvertement son orientation sexuelle, un sentiment d'isolement plus faible, une meilleure estime de lui-même, une meilleure capacité à se projeter dans l'avenir et à se dire satisfait de sa vie et un score plus faible sur l'échelle de détresse psychologique. Une trop forte proportion de jeunes GLB vivent dans le secret au sein même de leur famille. Or, le soutien de l'un ou l'autre des parents semble associé à des conditions favorables sur les plans de la santé psychologique et sociale.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Famille et homosexualité
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Famille et homosexualité

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Thème du colloque :

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