pen icon Colloque
quote

Adaptations physiologiques de la Grande Oie blanche au jeûne prolongé

CB

Membre a labase

Claire Boismenu

Résumé du colloque

La Grande Oie blanche doit subir un jeûne prolongé durant la période d'incubation sur son aire de nidification dans l'Arctique. Onze oies ont été soumises à un jeûne forcé dans le but de décrire les changements survenant dans la masse corporelle, le métabolisme de base et certains métabolites sanguins liés à l'utilisation des réserves. Les oies ont perdu en moyenne 20 à 45 jours, les oies ont perdu de 48% de leur masse initiale. La courbe de perte de poids durant le jeûne animal présente 3 phases qui reflètent un catabolisme des protéines corporelles telles que décrit par Le Maho et al. (1981) pour le manchot empereur. Nous avons mesuré la glycémie sur les protéines totales du plasma suivant un patron similaire: les valeurs restent stables à 9.7 μmole/l et 4.3 g/100ml respectivement au cours des phases 1 et 2 du jeûne, puis baissent à 4.7 μmole/l et 3.7 g/100ml pendant la phase 3. La concentration plasmatique d'acide urique augmente graduellement d'abord, puis très rapidement durant la phase 3, passant de 0.2 à 2.1 mmole/l. La grande résistance des Oies blanches à un jeûne prolongé peut être associée au maintien d'une glycémie élevée combinée à une économie des réserves protéiques.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :