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Allométrie de la production de fleurs et de fruits chez Rhus aromatica, un arbuste vulnérable au Québec

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Patrick Nantel

Résumé du colloque

La capacité d'une plante de se disperser et conséquemment de "fuir" un habitat devenu inhospitalier pour en coloniser d'autres plus favorables est en partie liée à la quantité de fruits ou de graines qu'elle peut produire. Or, certaines espèces rares de notre flore sont reconnues pour leur faible fécondité. Cette étude avait pour but d'identifier des prédicteurs de la fécondité d'une population de Rhus aromatica développée sur un site favorable à l'espèce: une arbuscule sur sol calcaire à drainage rapide située sur l'île du Grand-Calumet dans l'Outaouais. Nous avons dénombré et pesé les fleurs et les feuilles produites sur 70 tiges appartenant à 6 clones ("bouquets") différents. Nous avons également dénombré et pesé les fruits et les feuilles de 50 autres tiges sur 10 autres clones. De plus, nous avons mesuré la longueur et le diamètre basal de toutes les tiges échantillonnées. Pour les deux séries d'échantillons, des équations de régression linéaire statistiquement significatives ont été obtenues. Le nombre de fleurs par unité de tige prédit par l'équation NF = 1.28MF^0.64 (R^2=0.15, Sxy=0.41) ou MF= masse sèche (g) des feuilles. La production de fleurs serait donc davantage associée à la biomasse active des tiges. Le nombre de fruits par tige peut être prédit par l'équation NF = 2.76DM^0.4 (R^2=0.40, Sxy=0.32), où D = diamètre basal en cm et M = masse fraîche moyenne d'un fruit (g). La production de fruits serait donc davantage associée à la biomasse totale des tiges. Cette relation allométrique est similaire à celle obtenue pour d'autres espèces tropicales.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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