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Analyse de l'effet première nuit sur la structure du sommeil et l'EEG quantifié du sommeil paradoxal

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Marc-André Gingras

Résumé de la communication

Dormir une première nuit dans un laboratoire de sommeil a des conséquences négatives bien connues sur la structure de celui-ci, en particulier sur le sommeil paradoxal (SP). Par contre, très peu d'attention a été donnée à l'analyse quantifiée de l'EEG. Nous avons enregistré le sommeil et l'EEG de huit participants sains au cours de deux nuits consécutives. Tous les sujets étaient exempts de troubles du sommeil, de désordres psychiatriques et neurologiques, tant au niveau personnel que familial (premier degré). Un agenda de sommeil de 14 jours devait être rendu avant la visite au laboratoire afin de s'assurer de la régularité du cycle veille-sommeil. Aucune sieste n'était permise le jour des enregistrements. Nous avons procédé à l'analyse spectrale de l'EEG généré par les électrodes C3 et O2 lors du SP; vingt-quatre segments de 4 secondes sans artéfact et distribués également lors des trois premières périodes de SP de la nuit ont été choisis dans chacune des deux nuits. Ces segments ont été soumis à une transformation rapide de Fourier avec une résolution de 0.25 Hz et nous avons généré quatre bandes de fréquences : Delta (0.75-3.75 Hz), Thêta (4.00-7.75 Hz), Alpha (8.00-12.75 Hz) et Bêta (13.00-20.25 Hz). Nous avons comparé les résultats des deux nuits avec un test-T pour groupes dépendants. Les analyses montrent un effet significatif de la première nuit sur l'architecture du sommeil (diminution du nombre de période de SP et augmentation du pourcentage de stade 1 en comparaison à la nuit 2. L'analyse spectrale de l'EEG n'a cependant révélé aucune différence significative entre les deux nuits. Ces résultats indiquent qu'il existe une dissociation entre la sensibilité de l'architecture du sommeil et l'analyse quantifiée de l'EEG quant à l'effet "première nuit" et ils ne supportent pas les résultats de Toussaint & al. (1). L'absence d'un effet "première nuit" lors d'enregistrements ambulatoires du sommeil suggère que différentes conditions de laboratoire peuvent générer des effets différents sur l'architecture du sommeil (2). Ceci pourrait peut-être s'appliquer à l'Analyse quantifiée de l'EEG.

Contexte

Section :
Neurosciences
news icon Domaine de la communication :
Neurosciences
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Neurosciences

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