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Analyse des fuseaux de sommeil et du sommeil lent chez des patients schizophrènes jamais traités par des neuroleptiques

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Anne-Marie Daoust

Résumé de la communication

Les fuseaux de sommeil (FS) sont des manifestations éléctroencéphalographiques (EEG) spontanées qui apparaissent surtout en stade 2 du sommeil. Ils prennent la forme de bouffées sinusoïdales de 12 à 14 Hz qui durent de 0.5 à 2.0 secondes et seraient associés à un processus de protection du sommeil. Les FS sont réduits de façon marquée chez les personnes âgées normales et atteintes de démence ainsi que dans certains troubles neurologiques et psychiatriques. Une densité (nombre/minute) anormalement élevée de FS dans la première période de sommeil lent a été rapportée chez des patients schizophrènes en arrêt de traitement (Hiatt et al., 1985). Afin de mieux étudier les caractéristiques des FS dans la schizophrénie, nous avons enregistré le sommeil de dix patients schizophrènes (6H, 4F; 29.7 ± 16.1 ans) jamais neuroleptisés. L'analyse visuelle de l'EEG n'a montré aucune différence significative entre les patients schizophrènes et le groupe contrôle (7 H, 3 F; 22.3 ± 4.3 ans) au niveau de la densité par minute de stade 2. Cependant, on retrouve chez les patients atteints de schizophrénie, un nombre significativement moins élevé de minutes passées en stade 2 dans le 3e tiers de nuit et au total (U=12.5, p<.005 et U=21.0, p<.03) ainsi qu'un nombre réduit de FS dans le 3e tiers de nuit (145.0 ± 22.8 vs 189.4 ± 49.9) et au total (552.0 ± 83.1 vs 709.1 ± 132.9). On note également moins de minutes de sommeil lent profond (stade 3+4) dans le 1er tiers de nuit et au total (U=19.0, p<.02 et U=25.0, p<.05). La différence de stade 2 est à mettre en perspective avec la description récente d'une relation entre le stade 2 et les résultats de participants sains sur une tâche procédurale sensorimotrice (Smith & MacNeill, 1994). Puisque certains patients schizophrènes présentent des déficits de performance procédurale (Schroder et al., 1996), on peut émettre l'hypothèse que les deux phénomènes sont associés dans la schizophrénie.

Contexte

Section :
Psychologie
news icon Domaine de la communication :
Psychologie
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Psychologie

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