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Analyse génotypique des tumeurs colorectales

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Gilles Thomas

Résumé du colloque

Les cancers colorectaux font partie des premiers cancers dans lesquels des altérations génétiques multiples, acquises au cours de la tumorigenèse, ont été identifiées. Elles peuvent être regroupées en deux catégories: instabilité chromosomique et instabilité génétique au cours de la replication. L'instabilité chromosomique se traduit par une modification quantitative et qualitative de l'ADN des cellules tumorales. Ces modifications consistent en pertes fréquentes de certains segments des chromosomes 5,8,17 et 18. Ces régions chromosomiques comportent des gènes dont l'implication dans le processus tumoral a été démontrée ou proposée: p53, APC, DCC, MCC, PRLTS. Des mutations ponctuelles somatiques sont retrouvées au sein de ces gènes. Concernant l'instabilité génétique au cours de la réplication, l'ADN des cellules tumorales présente une instabilité des microsatellites, qui se traduit par l'apparition d'allèles n'existant pas à l'état constitutionnel. Cette instabilité est due à un déficit dans le système de réparation des erreurs de réplication de l'ADN qui leur confère ce caractère, dit RER+ (pour Relication Error). L'existence d'un phénotype instable est dans la majorité cas liée à une mutation somatique du gène hMSH2 ou du gène hMLH1, ou dans un petit nombre de cas, des gènes hPMS1 ou hPMS2. Une mutation du récepteur au TGFbéta est fréquemment retrouvée dans ces tumeurs. Des relations entre ces altérations et certains paramètres cliniques comme l'agressivité tumorale ou la réponse au traitement adjuvant ont pu être précisées. Il est possible qu'à l'avenir, le typage génétique des tumeurs colorectale constitue un élément dans la prise de décision thérapeutique.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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