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Analyse spatiale et altération des surfaces des felsenmeers dans le nord des Monts Torngats

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Geneviève Marquette

Résumé de la communication

Depuis maintenant un siècle, les Monts Torngats font l'objet d'une controverse non-résolue à savoir la possibilité de l'existence de zones non englacées (nunatak) durant les glaciations du Pléistocène. Un aspect peu étudié est l'étude des zones de transition, composées de felsenmeers (champs de blocs). Ceux-ci correspondraient à la limite supérieure d'une calotte glaciaire laurentidienne qui aurait laissé les plus hauts sommets dépourvus de glace (Daly, 1902; Coleman, 1921; Dahl, 1946; Ives, 1978). D'autres chercheurs affirment plutôt que les Monts Torngats aient complètement été recouverts par l'inlandsis laurentidien et que les felsenmeers ne se seraient développés que depuis la déglaciation (Odell, 1933; Tanner, 1944; Gangloff, 1983). Dernièrement, Gray et al. (1997) ont soulevé la possibilité que les champs de blocs aient été préservés sous la base froide du glacier. Ce couvert de glace mince était peut-être d'origine local et indépendant de l'inlandsis laurentidien. La méthodologie originale utilisée pour analyser les felsenmeers des Monts Torngats comprendra plusieurs étapes. Tout d'abord, les profils d'altération, pris selon un transect est-ouest dans la vallée Alluviaq - Vent de l'Ouest, seront analysés pour déterminer la minéralogie (pourcentage et type d'argile), la granulométrie, l'exoscopie sur les grains de quartz et le contenu en oxydes de fer et d'aluminium. Ces analyses démontreront le degré d'altération des sols et les modes de transport des sédiments des felsenmeers. L'association d'une datation absolue (datation cosmogénique au 10Be et au 26Al de blocs perchés de cette région) avec une datation relative (degré d'altération des profils de sols) sera ensuite faite. Finalement, la cartographie des felsenmeers à l'aide d'un modèle numérique de terrain et d'images satellites seront associées aux résultats des datations afin d'analyser la distribution spatiale, altitudinale et chronologique de ces formes dans les Monts Torngats.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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