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Résumé du colloque
Le filmique se fonde sur l'opposition entre temps raconté et temps du raconteur. Ses figures temporelles (anachronies ou répétitions) répondent à un code logique établi à même sa trame narrative. Or l'étape du montage permet de pratiquer des brèches dans ce code en incluant des plans qui, d'emblée, ne peuvent être reconnus comme rétrospectifs, prospectifs ou introspectifs. On assiste alors à l'émergence au cinéma d'un fantastique moderne : celui de l'atemporalité. Dans "Angel Heart" d'Alan Parker, plusieurs plans dépourvus d'une temporalité précise traversent le récit filmique. Leur statut de flash-back, de flash-forward ou d'image mentale traduisant l'aliénation du personnage principal, ne se voit confirmé qu'en bout de course, de sorte que toute l'emprise sur le temps raconté échappe au spectateur. En dépit de la thématique déjà fantastique du long-métrage de Parker, nous croyons que sa structure temporelle (et atemporelle) illustre une narration typiquement cinématographique de l'intemporel : un homme a vendu son âme au diable en échange d'un peu d'immortalité.
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