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Résumé de la communication
La recherche actuelle en matière d'art paléolithique s'appuie à la fois sur l'analyse interne des documents figuratifs et sur leur contextualisation spatiale, techno-économique et sociale. Les découvertes récentes dans ce domaine (Cosquer, Chauvet, Foz Côa...) ont relancé les questions fondamentales de l'origine et des significations de cet art. Certains décalages sont perceptibles, notamment celui entre les espèces consommées et les espèces représentées, celui entre les espèces dangereuses et non dangereuses, et enfin celui entre les représentations souterraines et celles des sites de plein air. Le choix des espèces représentées et celui des espaces graphiques (au sens large) opéré par les Paléolithiques, met en évidence l'existence chronologique et diachronique de deux ou plusieurs bestiaires. C'est au travers des artéfacts corporels directs (restes taphonomiques) et indirects (représentations figurées) que la recherche tente de reconstituer et d'interpréter les rapports entretenus avec ces bestiaires. Les limites de l'interprétation sont générées par la distance perceptible entre les artéfacts archéologiques et ces rapports. Ceci pose donc avec acuité la question de la relation homme-animal. Interroger cette distance demande une contextualisation méthodologique particulière qui fait appel au paradigme de l'appropriation de la nature par l'homme. Notre objectif est donc d'étudier l'"appréhension" de l'animal par les Paléolithiques de l'Ouest européen, principalement au regard de deux pôles : 1) la constitution de bestiaires spécifiques 2) par l'appropriation du corps de l'animal. Il s'agit d'examiner en quoi ceci constitue une manipulation du corps animal et en quoi cette manipulation est elle-même constitutive de cette "appréhension". L'originalité de notre démarche est de porter l'analyse au niveau des représentations figurées plutôt qu'au niveau archéozoologique comme on aurait pu s'y attendre. Il s'agit de porter l'attention sur les artéfacts visuels qui procèdent de la conception mentale du corps de l'animal, articulée au sein d'un bestiaire, et non sur les artéfacts issus d'un processus de destruction physique de l'animal, tel l'équarrissage.
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