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Résumé du colloque
De façon à démystifier le rapport qu'entretiennent les groupes informels face à l'Organisation et à cerner les besoins individuels qu'ils comblent, cette étude vise à dégager la nature et la force des attentes comportementales prévalant dans les GI comparativement à d'autres types de groupes formels. Les attentes comportementales qu'entretiennent leurs membres semblent combler des besoins d'affiliation et de support, d'entraide humaniste, de protection vis-à-vis l'organisation, et de prévention des conflits, sans pour autant servir une volonté d'opposition et de fomentation du trouble. Lors des mois d'octobre et novembre 1997, près de 230 travailleurs québécois de milieux organisationnels variés ont répondu au questionnaire «Travailler avec d'autres», dans lequel vingt-huit items mesurent les dimensions d'affiliation et de support (6), d'entraide humaniste (6), de protection vis-à-vis l'organisation (5), de prévention des conflits (5), d'opposition à l'organisation et de fomentation du trouble (6). Cet instrument ayant été entièrement développé par induction du terrain, l'évaluation de ses qualités psychométriques s'avérera nécessaire. Les analyses statistiques prendront la forme d'analyses factorielles et de tests-t. À l'instar des résultats obtenus par Argyle et Henderson (1986) sur les règles de conduites informelles, les auteurs anticipent une relation en U inversé entre le niveau d'intimité qui lie les membres de GI et la force de leurs attentes comportementales. Dans le même sens, le niveau d'intimité parfois élevé des équipes de travail et leur dynamique informelle laissent présager des recoupements notables entre leurs attentes comportementales et celles des membres de GI, en regard de l'entraide notamment. D'autre part, les attentes d'opposition et de fomentation du trouble risquent d'être avivées par un fonctionnement organisationnel mécaniste et par des manoeuvres visant à décourager l'appartenance à de tels groupes: les membres obéissant alors davantage aux normes tant redoutées de contestation et de résistances (Lemoine, 1995; Deconchy, 1971). Les groupes informels façonnent les croyances, les perceptions et les comportements de leurs membres, soit de la majorité des acteurs organisationnels. Les attentes comportementales qui prévalent dans ces groupes comblent apparemment des besoins individuels de mieux-être et de mieux-faire dans l'organisation. Une compréhension plus adéquate de la structure normative de ces sous-cultures et de leurs différents apports pourrait s'avérer fort utile pour faciliter l'implantation de changements organisationnels, tant stratégiques que technologiques. Éventuellement, il serait très intéressant de savoir comment modifier les structures normatives de ces groupes de façon à les harnacher à la structure organisationnelle, conformément au modèle du Linking Pin de Likert, et à exploiter au maximum l'énergie qu'ils rendent disponible.
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