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Attitudes et comportements linguistiques à Montréal : études de terrain

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Richard Bourhis

Résumé du colloque

Cette recherche se veut une continuation des études de terrain effectuées à Montréal en 1977 et 1979 (Bourhis, 1984b). La présente étude a pour but d'examiner les stratégies langagières adoptées par des québécois francophones et anglophones impliqués dans une situation d'aide. Les sujets, 541 piétons, étaient 114 étudiants francophones de l'Université de Montréal et 112 étudiants anglophones de l'Université McGill, ainsi que 155 salariés francophones et 160 salariés anglophones recrutés dans le centre-ville de Montréal. Les sujets se faisaient aborder au hasard, par une expérimentatrice blanche ou noire qui formulait une demande de directions en français ou en anglais. La langue de réponse des sujets constituait la variable dépendante. Les résultats obtenus au centre-ville sont conformes à ceux de 1977-1979 et démontrent que les francophones convergent plus vers l'anglais que les anglophones ne convergent vers le français (86% vs 63%), quelle que soit l'ethnicité de l'expérimentatrice. On constate cependant qu'entre 1977 et 1991, le taux de convergence des anglophones se maintient, tandis que celui des francophones subit une légère baisse. Dans le contexte universitaire, les francophones de l'Université de Montréal ont manifesté une plus grande tendance à converger vers le français avec l'expérimentatrice noire "anglophone" (88%) que les anglophones de McGill ne convergeaient en anglais avec l'expérimentatrice noire "francophone" (69%). Les résultats sont interprétés en fonction des théories intergroupes et d'accommodation langagière ainsi qu'à la lumière des événements sociolinguistiques au Québec (Bourhis, 1994; Bourhis & Lepicq, 1993).

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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