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Augmentation de la densité des interneurones striataux de taille moyenne exprimant la calrétinine chez des patients Huntington

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Francesca Cicchetti

Résumé du colloque

Le striatum humain est composé de deux types cellulaires soit: (1) les neurones de projection, qui intègrent l'information neuronale et l'acheminent vers les autres composantes des ganglions de la base, et (2) les interneurones locaux, comprenant des neurones géants et de taille moyenne, qui sont les éléments principaux de la circuiterie interne de cette structure. Chez l'humain normal, les deux types d'interneurones striataux sont immunoréactifs pour la calrétinine; une protéine qui a pour fonction de lier le calcium (A. Parent et al., 1995). Dans la présente étude, nous avons analysé les neurones à calrétinine dans le striatum de patients atteints de la maladie d'Huntington qui se caractérise par une dégénérescence marquée des neurones striataux de projection et une relative préservation des interneurones. Le matériel post-mortem utilisé provient de 4 sujets normaux et de 4 sujets Huntington, deux classifiés grade 1 et deux grades 3 (Vonsattel et al., 1985). Les résultats montrent que les deux types d'interneurones à calrétinine sont épargnés dans cette maladie neurodégénérative et que la densité des interneurones striataux de taille moyenne est même augmentée. Cette augmentation est statistiquement significative à la fois dans le noyau caudé et le putamen. La densité des interneurones géants est, quant à elle, significativement diminuée dans le putamen. Ces données suggèrent que, grâce à sa capacité de lier le calcium intracellulaire, la calrétinine pourrait protéger les interneurones striataux contre les processus neurodégénératifs. Cependant, le fait que la densité des interneurones géants diminue alors que celle des interneurones de taille moyenne augmente dans la maladie d'Huntington indique clairement que le rôle des protéines liant le calcium dans la neurodégénérescence reste à démontrer. Des travaux faisant usage de la technique d'hybridation in situ afin de déterminer les niveaux d'ARN messager de la calrétinine pourraient nous apporter des données précieuses dans ce sens.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Neurobiologie et physiologie
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

Neurobiologie et physiologie

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