pen icon Colloque
quote

Baby Signs : Comment l'usage des signes dans les familles entendantes reflète et affecte les perceptions de la langue des signes dans la communauté entendante

GP

Membre a labase

Ginger Pizer

Résumé du colloque

Cette étude examine les idéologies linguistiques (Woolard, 1998) se rapportant à l'usage des signes entre parents et enfants entendants, une pratique internationale désormais répandue qui permettrait une communication précoce et plus aisée que ne le rendrait possible l'usage exclusif de la langue parlée. Les données de la présente étude ont été rassemblées à partir de vidéos qui filment trois familles texanes. Alors que cette pratique favorise l'idée selon laquelle le signe est salutaire pour les enfants, l'usage des signes dans ces familles révèle plusieurs malentendus partagés par la communauté entendante au sujet de la langue des signes. Pour ces familles, les signes sont un outil transitoire qui ne remet pas en question la suprématie de la langue parlée. Ainsi, on conçoit le signe uniquement comme aide à la parole, non comme but final. Le signe est iconicisé (Irvine et Gal, 2000) en relation avec la capacité limitée des enfants, et non avec la communication adulte. Ceci est manifeste dans le fait que les parents n'utilisent souvent que la langue parlée quand ils encouragent leurs enfants à signer. Ce rôle du signe, lié à l'ignorance de la grammaire de la langue signée, peut aggraver la fausse conception selon laquelle le signe est plus simple et plus facile que la parole. Cette pratique a l'effet contradictoire d'encourager l'appropriation de la langue d'une minorité culturelle (cf. Hill, 1998) tout en favorisant l'intérêt sincère pour cette langue et pour la surdité.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :