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« Bien entendu » : l'évidence, la vraisemblance et la connivence dans Ravel de Jean Echenoz, Tendre Julie de Michèle Rozenfarb et Sissy, c'est moi, de Patrick Lapeyre

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Francis Langevin

Résumé du colloque

À travers les « bien entendu », « on imagine bien » et autres « il convient maintenant de... », nous chercherons les marques d'une certaine attitude narratoriale dans les romans ''Ravel'' (J. Echenoz, 2006), ''Sissy, c'est moi'' (P. Lapeyre, 1998) et ''Tendre Julie'' (M. Rozenfarb): l'évidence et la connivence. Un narrateur-biographe qui ne s'étonne plus des attitudes de son biographié; un narrateur-nosographe qui montre ce qu'il y a d'universel dans les malheurs de Sissy; un méta-narrateur qui carbure aux lieux communs des sciences humaines: trois manières pour le narrateur d'''orienter'' et ''diriger'' la construction de son image, trois manières pour le narrateur d'asseoir son autorité sur le référent, la fiction et le récit. La vraisemblance, dans ces romans, n'apparaît pas tant comme un enjeu argumentatif ou discursif: elle est plutôt instrumentalisée au profit de l'édification d'une figure de narrateur compétent, blasé peut-être, en pleine maîtrise de ses moyens – « évidemment ». Ainsi entendue, la vraisemblance est un présupposé au discours qui s'exprime et se construit par l'énonciation. Si la vraisemblance est évidente aux yeux des narrateurs de ces trois romans, elle ''doit'' l'être aussi pour ceux à qui ils s'adressent. La connivence, qu'elle soit empirique, générique ou pragmatique – « on le devine bien » – est de rigueur.

Contexte

manager icon Responsables :
Christine Otis
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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