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Biodiversité après feu et biogéographie insulaire dans le nord de la forêt boréale québécoise

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Bruno Drolet

Résumé du colloque

Le feu constitue une perturbation naturelle commune dans le nord de la forêt boréale, avec une périodicité de 100 ans environ. Nous nous sommes intéressés aux changements provoqués par cette perturbation chez les mammifères, les passereaux et la végétation en milieu mésique, en échantillonnant des îlots d'âges et de successions après feu: brûlés récents, talus, ravins et forêts matures. Le feu détruit la grande majorité des arbres et de la couverture du sol, cependant débutant pendant 2 décennies environ, les familles de rongeurs et mammifères est peu affectée par le feu si les brûlis sont occupés rapidement. Cependant, après succession, les talus et ravins abritent une majorité de campagnols, souris et autres espèces forestières. À l'opposé, quelques espèces, tels le loutre à couronne rousse et la caribou, sont absents des îlots de forêt mature. La liste faunique des brûlis est la plus diversifiée, typique des milieux ouverts. Les passereaux migrateurs, comme les oiseaux de rivage, sont observés dans les talus et ravins. Quelques assemblages d'oiseaux typiques de forêt mature, sont présents dans une faible proportion de stations, toujours en association avec des éléments typiques de brûlis. Après 2 décennies, la diversité faunique, abondance et densité de passereaux et mammifères est plus élevée dans les brûlis que dans les forêts matures. Nos données indiquent que la dynamique de la végétation et de la faune est influencée par la distance de l'île à la côte et la superficie de l'île. Le feu favorise la colonisation de végétaux et d'animaux typiques des milieux ouverts et influence la composition des communautés. Les îlots les plus éloignés de la côte sont les plus affectés par le feu, et les îlots les plus grands sont les plus diversifiés. Les îlots les plus petits, en revanche, sont les plus vulnérables aux changements climatiques et végétaux, et la faune est plus influencée par l'isolement. Sur les îlots matures, la faune est moins abondante et les passereaux moins diversifiés. Il est donc nécessaire de maintenir une diversité d'habitats pour maintenir la biodiversité et la composition en passereaux.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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