pen icon Colloque
quote

Biofilms, pathogènes opportunistes et unités dentaires : plus qu'une histoire d'eau?

EF

Membre a labase

Esther Faucher

Résumé du colloque

Le problème de la contamination des lignes d'eau des unités dentaires n'est pas nouveau en dentisterie. Ce problème prend toutefois une dimension nouvelle lorsque l'on considère le nombre croissant de patients immuno-compromis et les exigences du contrôle de l'infection. L'échantillonnage de 123 unités de soins dentaires situées à la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal nous a permis de dénombrer et d'identifier les microorganismes en cause. Leur sensibilité à une gamme d'antibiotiques a aussi été déterminée. Aucune des unités n'est épargnée par la contamination de l'eau. Avec des comptes en moyenne de 300,000 CFU/ml, l'eau des unités dentaires est considérée comme non potable. Sphingomonas paucimobilis, Acinetobacter calcoaceticus, Methylobacterium mesophilicum et Pseudomonas aeruginosa sont les espèces bactériennes les plus fréquemment retrouvées. Leur proportion varie d'un échantillon à un autre. Ces microorganismes sont tous considérés comme des pathogènes opportunistes chez l'Homme. P. aeruginosa montre une distribution non aléatoire dans les différentes unités de la faculté. Nos observations des tubulures des unités dentaires en microscopie électronique nous ont démontré la présence d'un biofilm où les microorganismes ont tendance à former des microcolonies dans une abondante matrice de polysaccharides. Les tubulures des unités de soins dentaires représentent un environnement propice au développement de colonies microbiennes qui peuvent constituer un réservoir de pathogènes opportunistes. Le fait que ces pathogènes soient relargués en grande concentration dans l'eau des unités dentaires commande une solution durable au problème qui passe par l'élimination du biofilm.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :