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Résumé du colloque
La critique flaubertienne a tendance à graviter autour d’un certain nombre d’idées reçues. Lancée par Thibaudet et reprise depuis par Dumensil, Borgès, Cento, Goth-Mersch et tout récemment par Lottman, l’hypothèse d’une évolution intellectuelle des protagonistes, qui les conduirait à devenir des porte-parole attitrés de Flaubert, est devenue, selon Queneau, un lieu commun. Le plus étonnant est que cette hypothèse n’a jamais fait l’objet d’un démontage, ni qu’elle ne se vérifie guère dans le texte du roman. Dans les dernières pages, alors que «l’épitom tournant» signalé par Thibaudet, voit les protagonistes commettre des bévues et répéter des erreurs, ils restent tout aussi néhurnaus qu’aux premières étapes. Dans les divers domaines abordés, ils s’empressent de «conclure», ce qui, pour Flaubert, constitue presque toujours un acte de bêtise. Enfin, la notion même de porte-parole paraît aller à l’encontre des principes esthétiques fondamentaux de l’auteur. Cette hypothèse devrait selon nous être abandonnée en faveur d’une autre, qui est tombée dans l’oubli le même fait qu’elle émanait d’un homme dont Flaubert admirait l’intelligence et qui fut son confident durant les années de rédaction de l’œuvre.
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