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Caractérisation de sphéroïdes multicellulaires sensibles et résistants aux médicaments dans les cellules de mammifères : influence de l’hyperthermie sur la cytotoxicité du melphalan

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Sandra Turcotte

Résumé de la communication

Le projet vise à potentialiser la cytotoxicité du melphalan seul ou combiné à l’hyperthermie (42 degrés C) dans un modèle de sphéroïdes multicellulaires. Les sphéroïdes sont cultivées à partir d’une paire de lignées cellulaires d’ovaires de hamster chinois (CHO), dont une lignée parentale sensible aux médicaments de chimiothérapie (AuxB1). De plus, les sphéroïdes sont générés à partir d’une lignée de cellules (CHRC5) ayant acquis une résistance multiple aux médicaments dont le melphalan et qui surexprime la glycoprotéine-P. Nous avons caractérisé des paramètres biochimiques qui relèvent de la résistance au melphalan dans les cellules en sphéroïdes comparées à celles en monocouche. L’expression de la glycoprotéine-P dans les cellules en monocouche est plus élevée (33 fois) dans les cellules CHRC5 comparées aux cellules AuxB1. Par contre, cette expression est marquée à la baisse dans les sphéroïdes CHRC5 relativement aux cellules en monocouche. Les niveaux de la glycoprotéine-P demeurent toutefois plus élevés (10 fois) dans les sphéroïdes au melphalan que ceux dans la lignée sensible. Les niveaux cellulaires de glutathion et de l’activité de la glutathion-S-transférase sont plus bas que ceux retrouvés dans les cellules en monocouche et ce dans les deux lignées cellulaires. La cytotoxicité du melphalan est évaluée dans les deux lignées de cellules et comparée entre la culture en sphéroïde et en monocouche. À 37oC, le melphalan diminue le pourcentage de survie des cellules en monocouche et en sphéroïde, pour les deux types de cellules. La culture en sphéroïde des cellules CHRC5 montre encore une résistance au melphalan. L’hyperthermie (42oC) augmente la cytotoxicité du melphalan dans la culture en sphéroïdes et en monocouche, pour les deux lignées cellulaires. Ce travail démontre le potentiel à augmenter l’efficacité du melphalan dans le traitement du cancer en localisant l’action du médicament à la tumeur en utilisant l’hyperthermie.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Biochimie, biologies cellulaire et moléculaire
host icon Hôte : Université de Montréal

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Biochimie, biologies cellulaire et moléculaire