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Caractérisation génétique et moléculaire des complexes ribonucléoprotéiques Ro chez le nématode Caenorhabditis elegans

JL

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Jean-Claude Labbé

Résumé du colloque

Les complexes ribonucléoprotéiques Ro (RoRNP) ont d'abord été identifiés comme autoantigènes dans des maladies telles le lupus érythémateux disséminé et le syndrome de Sjögren. Ces particules sont constituées d'au moins une protéine d'environ 60 kDa (Ro60), associée à un ARN (ARN Y). Bien que la fonction des RoRNP demeure inconnue, plusieurs indices laissent croire que ceux-ci pourraient être impliqués dans le processus de traduction, en interagissant avec des molécules anormales d'ARN ribosomal 5S, et ce de façon à prévenir leur incorporation dans les ribosomes. La plupart des approches pour étudier les RoRNP ont été biochimiques et immunologiques. Dans le but d'établir un système d'étude génétique des particules Ro, nous avons cloné le gène rop-1, codant pour Ro60 chez le nematode C. elegans. Ce gène est situé sur le bras gauche du chromosome V, à 2,41 centimorgans du gène dpy-11, et est présent en une seule copie sur le génome. Il code pour une protéine de 643 acides aminés, Rop1p, qui possède 40% d'identité avec Ro60 humaine. Dans les complexes Ro du nématode, Rop1p est associée de façon stable à une seconde protéine ayant un poids moléculaire d'environ 50 kDa. La caractérisation génétique de ces RoRNP nous permet d'étudier leur fonction in vivo et ce, tant au niveau de la cellule qu'à celui de l'organisme entier. La possibilité d'inactiver des gènes sélectivement par insertion du transposon Tc1 (ce qui a été fait pour rop-1), ainsi que la grande facilité avec laquelle des animaux transgéniques peuvent être produits, font de C. elegans un organisme de choix pour l'étude des RoRNP.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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