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Résumé du colloque
L'endométriose est caractérisée par la croissance aberrante de cellules endométriales à l'extérieur de l'utérus. Selon quelques données disponibles, les cellules endométriales ectopiques peuvent exprimer des différences fonctionnelles avec les cellules eutopiques et peuvent jouer un rôle considérable au niveau des changements biologiques observés localement et systémiquement chez les patientes souffrant d'endométriose. Les propriétés biologiques des cellules endométriales ectopiques ne sont pas bien connues, principalement en raison de la difficulté à obtenir du tissu endométriosique adéquat pour la culture de cellules, en particulier des cellules épithéliales. Il devient alors important de créer un modèle in vitro pour l'étude biologique de la maladie. Pour la première fois, cette étude rapporte le développement d'une lignée cellulaire endométriosique par infection virale de cultures cellulaires endométriosiques primaires à l'aide du virus simien 40 (SV40). La lignée cellulaire possède un caryotype hypotétraploïde avec entre autre une réduction de 2 ou 3 copies des chromosomes 10, 11, 15 et 17 et plusieurs réarrangements chromosomiques impliquant principalement le chromosome 11. Il n'est pas étonnant de retrouver différentes anomalies chromosomiques chez les cellules immortalisées puisque les cellules endométriosiques primaires ont aussi certaines anomalies chromosomiques. Cette lignée exprime l'antigène T et quelques caractéristiques de cellules d'origine épithéliale. De plus, l'interleukine-1 beta (IL-1ß) stimule la sécrétion de la protéine MCP-1 (monocyte chemotactic protein-1) par les cellules immortalisées. Le MCP-1 peut jouer un rôle important dans le recrutement et l'activation des macrophages péritonéaux observés dans l'endométriose. De plus, la concentration de cette protéine est augmentée dans le liquide péritonéal de patientes souffrant d'endométriose. Les cellules immortalisées expriment aussi les récepteurs de la progestérone (P) et de l'estradiol (E2). Ces récepteurs ont ensemble une action stimulatrice sur la sécrétion induite de MCP-1 par les cellules immortalisées comparable à celle observée chez les cellules épithéliales endométriosiques primaires. La caractérisation physiologique et cytogénétique de ces cellules immortalisées indique que cette lignée pourrait devenir un outil intéressant pour l'étude de la physiopathologie de l'endométriose.
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