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Caractéristiques des quinze anglicismes verbaux les plus fréquents au Québec

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Hélène Paradis

Résumé du colloque

Une étude du Dictionnaire fondamental du québécois parlé nous révèle que plus de 15% des anglicismes utilisés par les Québécois sont des verbes alors que ceux-ci n'occuperaient que 3.5% des emprunts des Français. Quels sont ces verbes et comment se sont-ils introduits dans notre vocabulaire? Après avoir consulté les divers ouvrages lexicographiques canadiens publiés depuis 1880, nous constatons que plus de la moitié de ces anglicismes sont des monèmes et qu'ils se rapportent au domaine du travail. En outre, les emprunts en général sont monomésiques chez les Français alors qu'au Québec, ils sont polysyllémiques; cette règle s'applique également aux anglicismes verbaux. Du point de vue sémantique, ils ont gardé en majorité le sens principal de l'anglais contrairement à ceux des Français qui en empruntent, dans la plupart des cas, un sens secondaire ou un sens figuré. Ces verbes sont dérivés la plupart du temps d'un autre verbe mais ils peuvent aussi dériver d'un nom ou d'un adjectif qui sont monosyllabiques en anglais. Syntaxiquement, ils fonctionnent comme leur équivalent français. Bref, ce portrait des anglicismes verbaux dépeint un fait linguistique méconnu qui ajoute une autre distinction entre le français du Québec et celui de France.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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Titre du colloque :

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