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Ce que la laïcité à la francaise peut et ne peut pas dire du sexe, en principe

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Nathalie Rubel

Résumé de la communication

Il va s'agir de montrer que les lois qui ont voulu garantir l'égalité sexuelle en France, comme la loi sur la parité électorale des scrutins de liste de 2000 ou la loi sur le port de tenues ou de signes religieux ostensibles à l'école de 2004, ont appelé à un marquage significatif et explicite du citoyen par son identification sexuelle. Or une telle distinction contrevient aux grands principes de la laïcité « à la française » : liberté privée et égalité publique, qui suppose la neutralité absolue de l'Etat et l'indifférenciation des citoyens. Cette infraction à la laïcité n'a pas été imposée par un lobbying religieux, mais elle manifeste un impensé de la République : la reprise, sans révolution, de la différence sexuelle « canonique » en droit public et en droit privé, comme si elle était toujours le fondement du lien social. Or ce n'est pas sans conséquence sur l'égalité de traitement des citoyens car l'Etat en vient à discriminer juridiquement des façons d'être hors-norme : couple homosexuel, transsexualité etc. Quelle conception de l'égalité(sexuelle) faut-il alors privilégier ?

Résumé du colloque

Parmi les conférenciers québécois de marque, pensons aux professeurs émérites Ann Robinson et Grégory Baum. Des chercheurs de renom comme Martine Gross et Gert Hekma seront aussi de l'événement majeur de la sortie du Bulletin d'histoire politique (Vol.36, n.3) à paraître au printemps 2008. Il s'agira d'une activité de lancement scientifiquement significative pour la recherche en histoire politique et en santé éducative. Projet de création d'1 équipe de recherche francophone LGBT-Gender Studies.

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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