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Coincée dans le col rose: le (non)choix d'être caissière

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Angelo Soares

Résumé du colloque

Les inégalités observées dans le marché du travail et attribuables au système sexe/genre soit sous forme de ségrégation des emplois, ou d'inégalités salariales sont souvent justifiées comme résultant d'un choix libre, individuel et rationnel des travailleuses. Cependant, ce "choix" existe-t-il? Pourquoi les travailleuses choisissent-elles un emploi typiquement féminin? Nous avons posé cette question aux caissières travaillant dans les supermarchés et aux étudiants employés dans des supermarchés de Québec. Les résultats montrent que ce n'est pas vraiment choisi et qu'il s'agit plutôt d'un situation exigée. Notre hypothèse est que l'organisation de la division sexuelle du travail dans les supermarchés constituent une des sources de discontinuités et de limites aux possibilités d'avancement professionnel des caissières tant au Brésil qu'au Québec. L'organisation du travail des caissières impose des contraintes temporelles qui rendent difficile la conjugaison du travail avec une formation professionnelle; parfois elle provoque même une discontinuité dans le processus de formation formelle et qui devait être comme il l'étudiant devient un emploi permanent: "je travaillais juste à temps partiel (...) j'ai laissé l'école et je suis rentrée ici. C'est pas vraiment un choix qui me plaisait là, mais avec les années, je me suis habituée" (caissière québécoise, 36 ans, 18 ans comme caissière).

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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