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Comment déterminer l'état de référence d'un bassin versant et les objectifs de restauration?

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Stéphane Campeau

Résumé du colloque

La gestion intégrée des bassins versants nécessite une action concertée de tous les acteurs socio-économiques ayant une influence sur la qualité de l’eau d’un bassin. La moindre mesure concertée nécessite un investissement important en temps et en ressources. Il est donc essentiel de planifier soigneusement les mesures envisagées et de prévoir leur impact et leur efficacité. La modélisation des environnements aquatiques permet de simuler quelle sera la réponse du milieu à un changement dans la gestion du bassin versant et d’ainsi faire un choix éclairé quant aux mesures à prendre pour réduire la pollution diffuse et restaurer les cours d’eau altérés. Nos activités de recherche ont pour but de modéliser la structure des communautés aquatiques (périphyton et invertébrés) en conditions naturelles d’une part, et en présence de perturbations anthropiques d’autre part. L’objectif est de développer des modèles qui permettent de faire le lien entre l’amélioration de la qualité de l’eau prévisible à la suite de mesures spécifiques de gestion et l’amélioration prévue de l’écosystème aquatique, en terme de biodiversité et de structure des communautés. La difficulté majeure est de distinguer l'influence des caractéristiques naturelles, en tenant compte des perturbations naturelles (crues, étiage), des modifications dues aux impacts anthropiques. En dépit de ces incertitudes, les communautés aquatiques clés (algues, invertébrés, poissons) ont été utilisées pendant plusieurs décennies pour évaluer la qualité biologique des cours d’eau. Des méthodes pratiques pour calculer "des indices biotiques" ont été conçues (indice diatomique, IBG, IBGN), avec la condition qu'elles soient assez simplifiées pour être appliquées par les gestionnaires des milieux aquatiques. Des méthodes standardisées ont ainsi été proposées et utilisées pour évaluer la qualité de l'eau, souvent sans souci d'un référentiel correspondant à l'état « normal » de la communauté concernée. En revanche, les approches récentes basées sur le concept de l'intégrité de l'écosystème sont prometteuses, particulièrement pour la gestion intégrée de l'eau. Ces méthodes sont basées sur une connaissance préalable de l’état de référence, non perturbé, de l’écosystème. Cet état de référence peut être déterminé par l’étude de milieux actuels non perturbés, par l’étude de paléo-environnements non perturbés, ou par simulation à l’aide de modèles calibrés.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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