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Communiquer : un dilemme pour qui exerce une profession sanitaire et sociale

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Marie-Françoise Cullerier

Résumé du colloque

Faut-il parler de « nouvelle approche des phénomènes interethniques » ? Ou de prise de conscience : que ce qui constitue « une ethnie » n'est pas seulement celle des « bons sauvages » du XIXe siècle, mais est tout autant un groupe professionnel doté de son pouvoir sur les gens. Que regrouper les savoirs, les transcrire, les ordonner, les enseigner, prescrire les conduites..., c'est-à-dire « professer », est-ce encore communiquer ? Que ce qui caractérise les professions issues des prêtres et des clercs, c'est-à-dire des professions de l'éducation, les professions médicales et leurs corollaires : les professions sanitaires et sociales est d'affirmer une supériorité culturelle en instruisant, éduquant, conseillant, incitant les autres — c'est-à-dire les profanes — à faire... de la pensée... et se comporter en fonction de ce que ces professions leur indiquent comme « bon » ou « mauvais ». Ce qui a pour effet une annihilation des savoirs d'expérience, une déstructuration des habitudes de vie, une perte des valeurs symboliques... aboutissant à une dé-culturation. Par exemple, le savoir des mères. Est-il possible aux professions sanitaires et sociales de procéder différemment ? Ne sont-elles pas elles-mêmes montées dans l'échelé sociale par déculturation ? Comment apprendre... apprendre à découvrir ceux que nous nommons « autres » en dehors du cours de l'exercice professionnel peut-il s'envisager ? La communication « interculturelle » : un réseau de représentation qui se tissent autour de quels pôles ? Comment les découvrir et les utiliser avec les gens afin qu'ils puissent affirmer leur pouvoir d'exister ?

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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