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Comparaison du réseau familial des 60 ans ou plus en ménages ordinaires et en institutions en France

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Aline Desesquelles

Résumé du colloque

L’accroissement de l’espérance de vie, même s’il s’accompagne en France d’une baisse de la part des années vécues sans incapacité, est à l’origine d’une augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes, qui devrait s’amplifier à mesure que les générations du baby-boom vieilliront. Ce pronostic pose bien entendu la question de la prise en charge de la dépendance et renvoie à l’alternative bien connue entre maintien à domicile et placement en institution. En France, la grande majorité des personnes dépendantes vit à domicile. Sachant que l’aide dont elles ont besoin, est très souvent apportée par une personne de la famille, on s’attend à ce que les personnes sans famille ou sans famille en mesure d’assurer cette aide, soient, à sévérité égale de leur état de santé, plus fréquemment en institutions. L’enquête « Handicaps-Incapacités-Dépendance » réalisée par l’INSEE en 1998 et 1999 auprès de 15 000 personnes en institutions médico-sociales et 17 000 personnes en ménages ordinaires permet précisément de comparer l’environnement familial des personnes interrogées selon leur lieu de vie. En nous appuyant sur ces données, nous montrons que l’entourage familial des 60 ans ou plus en institutions est plus réduit que celui des personnes en ménages ordinaires. Ce « désavantage » des personnes en institutions est l’une des causes de la fréquence plus élevée de l’isolement relationnel en institutions mais d’autres facteurs interviennent également. En particulier, l’âge et l’existence d’une dépendance qui est le lot de la grande majorité des personnes en institutions, sont associés à une moindre intensité des relations avec la famille proche.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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