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Conciliation de la grossesse, de la maternité et du travail rémunéré : une légitimité sociale qui tarde à venir

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Maria De Koninck

Résumé du colloque

Le droit de s'absenter du travail pour une maternité est reconnu depuis les années 1970; il l'a d'abord été par l'accès aux prestations d'assurance-chômage puis, par une ordonnance de la Commission du salaire minimum en 1978, suivie plus tard de règlements en vertu de la Loi sur les normes du travail. De plus, certaines clauses de conventions collectives ont permis de réduire l'impact financier de telles absences et la Loi sur la santé et la sécurité du travail, adoptée en 1979, offre une protection à la travailleuse enceinte. Mais, quelles sont les conséquences réelles de l'existence de ces mesures réglementaires et contractuelles sur les conditions des travailleuses? Le bilan dégagé de témoignages de femmes médecins et de travailleuses exerçant divers métiers et professions, recueillis au cours de deux recherches empiriques récentes, est sévère. Les règles de la production ne savent s'accommoder de la reproduction et le contexte de transformation du marché participe à renforcer cette incompatibilité. La maternité demeure pour les femmes, qu'elles soient protégées essentiellement par la Loi sur les normes du travail, syndiquées ou professionnelles autonomes, un choix qui met trop souvent en cause selon le cas, leur emploi, leurs conditions de travail, l'avancement dans leur carrière. La légitimité sociale de la conciliation de la grossesse, de la maternité et du travail rémunéré étant loin d'être acquise, les stratégies individuelles demeurent le mode privilégié par les travailleuses pour être aussi mères parce que c'est ainsi qu'elles se disent : mères et travailleuses.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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