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Résumé du colloque
L'intérêt pour les phénomènes optiques se déploie suivant plusieurs registres chez Spinoza. Il y a l'intérêt technique et scientifique du polisseur de lentilles (Lettres à Huddes et Jarig Jelles), la reprise, dans l'Ethique d'un des instruments de la science optique, à savoir la géométrie à laquelle Spinoza emprunte sa forme de raisonnement, ordonnée et réglée et enfin l'approche heuristique des illusions d'optique comme modèle de la connaissance adéquate sur laquelle nous voudrions nous concentrer. Ces changements de registres font évoluer le rôle du paradigme lui-même. De la figure du prophète Josué, qui, ignorant l'astronomie croit voir le soleil s'arrêter (chapitre II du Tractatus theologico-politicus), au thème de la perception biaisée du soleil par notre situation dans l'espace, l'illusion d'optique se présente moins comme un modèle que comme un prototype de l'imaginaire hallucinatoire. En contrepoint, la connaissance se présente comme une saisie des vrais rapports entre les choses. Mais l'interprétation du système de Spinoza à la lumière du paradigme de la science optique rencontre ses limites. Moins que d'analogie c'est probablement d'une véritable homologie qu'il s'agit. Telle est l'hypothèse que nous voudrions tester qui nous permettra de rendre compte tout à la fois de la récurrence de la métaphore de la vision chez Spinoza et des limites de la valeur explicative des théories optiques.
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