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Conséquences moléculaires et intégrées d'un excès de dopamine : quelles leçons pour les pathologies psychiatriques chez l'homme

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Bruno Giros

Résumé du colloque

Après sa libération, et son action sur des récepteurs post- et pré-synaptiques, la dopamine doit rapidement disparaître de la fente synaptique afin d'assurer une transmission délimitée à la fois dans le temps et dans l'espace. L'inactivation de la dopamine est effectuée essentiellement par sa recapture dans les terminaisons nerveuses via le transporteur dopaminergique (DAT). Étant donné le rôle clé du DAT dans la transmission dopaminergique, les agents pharmacologiques qui modifient son fonctionnement, comme les psychostimulants (cocaïne, amphétamine), ont des conséquences notables chez l'animal d'expérience et chez l'homme. Le clonage de DAT chez le rat et l'homme à permis de connaître sa structure primaire, mais également d'aborder des études génétiques chez l'homme, et d'étudier les relations structure-activité entre les différents domaines du transporteur et ses différentes fonctions. L'application des techniques de recombinaisons homologues in vivo à permis l'inactivation de ce gène chez la souris. Nous avons démontré chez les animaux DAT(-/-) une hyperactivité constitutive de la transmission dopaminergique. Contrairement à ce qui aurait pu être attendu en raison de cette transmission élevée, nous avons récemment mis en évidence que les propriètés appétitives de la morphine était augmentées de 2 à 3 fois chez des animaux DAT(-/-), dans un test de préférence de place conditionnée. Cette augmentation marquée des effets récompensants de la morphine se met en place malgrè une forte désensibilisation de la transmission dopaminergique, et en l'absence de changement dans les taux de récepteur opiacé m. Par contre, l'expression du gène précoce c-fos est largement augmentée après administration de morphine, et pourrait expliquer cet effet de récompense de la morphine. Bien qu'il soit difficile d'imaginer l'étude des troubles de la pensée chez ces animaux, le modèle des souris DAT(-/-) peut par contre permettre, par comparaison avec des souris normales, de mieux comprendre le rôle précis de la dopamine dans les mécanismes neurobiologiques qui sont mis en jeu dans différentes pathologies psychiatriques.

Contexte

manager icon Responsables :
Mario Tiberi
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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