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Contrôle des niveaux de l'ARN messager de la LHRH par les stéroïdes sexuels dans le cerveau de rat

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D. Toranzo Martinez

Résumé du colloque

Il est bien connu que les stéroïdes sexuels peuvent contrôler non seulement la sécrétion des hormones gonadotropes au niveau de l'adénohypophyse mais également la libération de la LHRH (luteinizing hormone-releasing hormone) dans les vaisseaux du système porte hypothalamo-hypophysaire. Cependant, on ne connaît pas encore le rôle de ces stéroïdes sur l'expression génétique de la LHRH par les neurones hypothalamiques. Puisque les neurones à LHRH sont peu nombreux et dispersés dans l'aire préoptique et l'hypothalamus antérieur, nous avons utilisé l'hybridation in situ pour permettre une évaluation du contenu en ARN messager à l'échelle cellulaire pour étudier l'influence des stéroïdes sexuels sur l'ARN messager de la LHRH chez le rat adulte mâle et femelle. À l'aide de cette technique, nous avons évalué les effets de la castration (durée de 14 jours) et de l'administration à des animaux castrés d'estradiol-17β (E2, 0.025 μg) et de dihydrotestostérone (DHT, 100 μg) 2 fois par jour pendant 14 jours. L'hybridation a été effectuée sur des coupes de tissu fixée à l'aide d'une sonde ADN complémentaire marquée au 35S encodant le pro-LHRH (don de Dr. P. H. Seeburg, Heidelberg). La quantité d'ARN messager a été mesurée en comptant le nombre de grains d'argent par cellule marquée. Chez le rat mâle, la castration produit une augmentation de 65% de la quantité d'ARN messager alors que l'administration d'E2 ou de DHT aux animaux castrés prévint entièrement cette augmentation. Chez la femelle, la castration cause une augmentation de 25% des niveaux d'ARN messager, augmentation qui est complètement abolie par l'administration d'E2 ou de DHT. Ces résultats indiquent que les androgènes et les estrogènes sont capables de moduler les niveaux hypothalamiques de l'ARN messager de la LHRH chez le rat mâle et femelle. Ces résultats suggèrent que les variations de la sécrétion des hormones gonadotropes sous l'influence de la castration et de l'administration des stéroïdes sexuels seraient reliées, du moins en partie, à des variations parallèles des niveaux neuronaux d'ARN messager de la LHRH.

Contexte

Section :
Endocrinologie
news icon Thème du colloque :
Endocrinologie
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Endocrinologie

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