pen icon Colloque
quote

Corrélation entre les rayons UV-B, la fréquence des dimères cyclobutyliques de pyrimidines, les mutations et le cancer de la peau

JT

Membre a labase

Jean-Philippe Therrien

Résumé du colloque

Les rayons ultraviolets (UV) sont responsables de la formation de dommages à l'ADN, plus particulièrement des dimères cyclobutyliques de pyrimidines (DCPs). Ces photoproduits lorsqu'ils sont fréquents à un site particulier peuvent induire des mutations lorsque la réparation de ces DCPs est lente. Les rayons solaire ont été identifiés comme étant le principal carcinogène impliqué dans le développement des cancers de la peau. Les UV induisent des mutations typiques, celles-ci sont des transitions simples CÆT ou doubles CCÆTT. Le gène suppresseur de tumeurs, p53, est muté dans la majorité des cancers de la peau, à l'exception des mélanomes. Certains sites dans le gène p53 sont mutés à une fréquence particulièrement élevée suite à une exposition aux UV; ces 8 sites sont appelés points chauds ("hotspots") pour les mutations. Ces sites se situent à l'intérieur des exons 5 à 8 au niveau des codons 151, 177, 196, 245, 248, 278, 286 et 294. Après irradiation de l'ADN purifié et de fibroblastes aux UV-C et aux UV-B, la fréquence des DCPs formés le long des exons 5 à 8 a été cartographié au niveau de chaque nucléotide. Aux sites dipyrimidiques contenant une 5-méthylcytosine, la fréquence des DCPs est jusqu'à 9 fois plus élevée après irradiation aux UV-B qu'après irradiation aux UV-C. De plus, les 8 points chauds pour mutation retrouvés dans les tumeurs de la peau (sauf le mélanome) sont aussi 8 points chauds pour DCPs après irradiation aux UV-B. Ces résultats sont très importants car nous sommes exposés aux UV-B et pas aux UV-C car ces derniers sont bloqués par la couche d'ozone. En conclusion, les UV-B induisent des DCPs aux sites fréquemment mutés, ce qui implique les DCPs dans la production des mutations et confirme le potentiel carcinogénique des UV-B.

Contexte

host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :