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Crise de civilisation, conscience claire et forme impériale de l’État au début du XXIe siècle. Retour sur la théorie de la conscientivité

JL

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Jean-Guy Lacroix

Résumé du colloque

Après un bref retour sur les principaux paramètres de la théorie de la conscientivité, — qui avance que la situation actuelle de transition, de crise civilisationnelle, au début du 21e siècle, se caractérise simultanément par la possibilité/nécessité de passer de la modernité à l'ère de la conscientivité, mais que, dialectiquement, la probabilité de ce passage est remise en question du fait de la possibilité d'une reproduction élargie du capitalisme, qui, par un saut qualitatif de sa domination, pousserait ses caractéristiques structurales à un niveau d'exacerbation cataclysmique, vers une ir-raison totalisante, niant complètement la légitimité et la prégnance du sujet qui, pourtant, demeure l'objet et le sujet de l'histoire faite et à faire —, nous allons poser la question de la conscience claire, — c’est-à-dire constituée, d'une part, de la saisie de la situation d'aliénation à laquelle le réel contraint de façon relative et, d'autre part, de la saisie du réel au-delà de ce réel, le réel transformé subjectivement dans une représentation, une vision du monde et du devenir, par la volonté refusant le confinement à la situation présente, la non-action de changement en fonction des conditions de possibilités produites par l'accumulation et la reproduction élargie même —, dans le cadre de la globalisation et du surgissement de la forme impériale de l’État, particulièrement dans les pays du centre, qui marque l’instauration d’un rapport totalitaire au social, aux citoyens, caractérisé par le mode injonctif de régulation, la généralisation de la surveillance et l’intolérance. La question posée sera celle de la possibilité ou impossibilité d’une telle conscience, claire, dans un tel cadre de subsomption de la société civile par l’étatique.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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