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Résumé du colloque
Dumézil disait qu’un peuple qui ne sait plus danser la mort est un peuple qui se meurt. Nous pourrions reprendre cette assertion et l’étendre à tous les événements du cycle de vie, de la naissance à la vieillesse en passant par la maladie. Comment est-il possible de danser ces événements et d’inscrire les échanges qu’ils induisent dans la texture de la vie, lorsque dans une société on ne parvient pas à penser politiquement une ontologie et une éthique d’existence ? Tous ces événements de ponctuation du temps ont été historiquement médicalisés. Les discours politiques et technoscientifiques qui codifient l’organisation de ces événements s’agitent autour de conduites ou de manifestations dites «à risque». Prenant appui sur l’icône de la grande Sécurité, ces discours valident leurs dispositifs de surveillance, et cela en toute certitude technocratique et dans un maniérisme de la mesure. Danser la mort, crier la perte d’un être aimé, théâtraliser la souffrance, jouer pour sa famille et ses amis les grands thèmes de la vie, voilà autant de gestes et de paroles que nous ne pouvons agir dans les lieux institués. Plombée par le réel, la société québécoise se manifeste impuissante à produire du sens face aux enjeux sociaux et culturels que recouvrent les événements du cycle de vie.
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