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De la croyance à la fiction. Entre Bodin et Cazotte : les modalités du transfert

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Michel Fournier

Résumé du colloque

La fiction joue un rôle essentiel dans le processus de rationalisation des croyances qui marque les XVIIe et XVIIIe siècles. Comme l’a montré Marianne Closson, l’âge baroque assiste à la formation d’un imaginaire démoniaque qui se nourrit de croyances, et dans lequel on peut retrouver certains fondements de la littérature fantastique à venir. Pourtant, la période qui sépare l’âge baroque des débuts de la littérature fantastique, à la fin du XVIIIe siècle, est loin d’offrir, sur le plan de l’imaginaire, la continuité qui permettrait de conclure à une intégration progressive des croyances dans l’économie de la fiction. Le merveilleux de l’âge classique semble, au contraire, en bonne partie dépourvu de la charge irrationnelle dont la croyance était porteuse. Le transfert qui marque le passage d’une économie de la croyance à une économie de la fiction s’effectue peut-être davantage au niveau des affects qui trouvaient dans la croyance un lieu de cristallisation, et que l’expérience fictionnelle accueille à son tour, selon d’autres modalités. En s’attachant à la mise en scène de la frontière entre croyance et fiction, de même qu’à la reprise par le discours critique des diverses composantes de l’imaginaire démoniaque, cette communication cherchera à montrer comment prend forme ce transfert qui marque, sur le plan de l’irrationnel, le passage de la croyance à la fiction.

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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