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Résumé du colloque
De la catastrophe du Saguenay-Lac-Saint-Jean en juillet 1996 il est possible de dégager trois constats. Le premier renvoie aux difficultés engendrées par le recours à une logique de délimitation pour composer avec un écosystème dont les frontières spatio-temporelles sont indéfinies. Mieux vaut admettre le caractère indéfinissable de l’écosystème et le caractère arbitraire de son découpage. Le deuxième constat concerne le cloisonnement institutionnel que peut engendrer une logique de délimitation, en particulier au sein de la société moderne. Cette logique entrave la coordination et exacerbe le risque. Ces deux constats en appellent un troisième plus général. La délimitation, inhérente à l’action, fait partie intégrante d’un phénomène plus global qui est la finitude de la «condition humaine». Celle-ci résulte entre autres des limites spatio-temporelles et cognitives des humains. Dès lors, la question est de savoir comment concilier l’inévitable recours à une logique de délimitation et la nécessité d’intervenir efficacement sur notre environnement alors que la délimitation, et à fortiori celle de l’écosystème, limite justement la portée de notre intervention. Des éléments de réponses sont apportés par l’étude des comités des Zones d’intervention prioritaire qui sont confrontés à la notion de délimitation tant dans l’aspect territorial que dans la composition des comités, la temporalité et bien encore la substance de leurs interventions.
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