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De la morale platonicienne à la morale aristotélicienne

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Edmond Gaudron

Résumé du colloque

Il y a, entre la morale platonicienne et la morale aristotélicienne, une continuité qu’il est important d’observer; et, naturellement, c’est dans la notion de la vertu et du bonheur que se faisaient respectivement Socrate, Platon et Aristote, qu’apparaît cette continuité. La définition platonicienne de la vertu et du bonheur, sans rien nier de la notion que Socrate s’en faisait mais en la déterminant, admet des éléments qu’Aristote a fait entrer dans la conception qu’il s’est lui-même faite de la vertu. Platon, en effet, pour introduire la notion de plaisir dans celle du bonheur, a distingué la justice populaire d’une justice supérieure accessible au petit nombre. C’est celle-ci qui, tel que le pensait Socrate, s’enseigne et qu’il suffit de connaître pour la pratiquer. La justice populaire s’acquiert, au contraire, par l’éducation qui donne aux hommes l’habitude de distinguer les vrais des faux plaisirs. Cette vertu ne s’enseigne pas, mais, de même que le bonheur, comme le pensera ensuite Aristote, elle ne sera donc pas inconciliable avec le plaisir. La distinction de la justice supérieure et de la justice populaire prépare ainsi la distinction aristotélicienne des vertus intellectuelles et des vertus morales.

Contexte

Section :
Philosophie
news icon Thème du colloque :
Philosophie
host icon Hôte : Jardin botanique de Montréal

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Titre du colloque :

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