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Résumé du colloque
L’image fondatrice de L’amant, celle que construit le texte, celle qui peut représenter un absolu; cette image est manquante : la photographie n’a jamais été prise. Les romans autobiographiques de Duras donnent à voir des photos de famille qui n'ont jamais existé, nous pensons notamment à l’ouverture de La vie tranquille. Nous rapprochons cette photographie manquante dans les romans, cette image que l’on peut qualifier d’absolue, de l’image idéale que recherche Duras dans son cinéma : une image neutre, passe-partout, un film noir (Les yeux verts). Nous constatons que la photographie à la base du récit autobiographique (L’amant) participe à une quête d’anonymat, d’universalité de l’expérience, ce qui nous mène à questionner l’intimité du souvenir chez Duras. L’image manquante est celle dans laquelle la narratrice de L’amant se reconnaît, se pose alors la question de l’image de soi chez Duras. En effet, lorsque l’autoréférence et la réénonciation constantes créent une « illimitation » du sujet, ce sujet frôle sa perte. Malgré ou à cause de l’abondance d’images, de la sur-représentation de Duras dans son œuvre, le lecteur peine à cerner une « identité ». Ce qui parcourt l’œuvre n’est pas une personnalité, mais une voix, la voix du texte. Or, justement Duras dit que son texte se voit, que son texte est une image (Marguerite Duras à Montréal), peut-on alors parler de l’image d’une voix chez Duras?
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