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De la soumission à l'autre à la libération de soi : étude de la femme-sorcière dans Kamouraska

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Mélanie Beauchemin

Résumé du colloque

Les protagonistes hébertiens sont des êtres épris de liberté. La démesure de leur révolte se caractérise d'abord par une sombre étrangeté dans laquelle s'exprime une libération trop longtemps contenue. Le temps de l'autre, lié aux tâches accomplies au sein d'une vie maritale ou d'un microcosme qui les aliène, les mène à une sorte de défaillance. Il arrive alors que la maladie les guette et fasse naître en ces femmes une métamorphose, voire une crise identitaire qui provoque chez elles un type bien particulier de sauvagerie. De femmes soumises elles deviennent femmes-sorcières, s'appropriant ainsi un temps qui, d'abord écrasant pour elles, reflètent désormais leur fougue nouvellement née. La tempête, le vent et la neige se mêlent à la folie qu'elles éveillent. De fait, la figure de la femme-sorcière est particulièrement révélatrice du passage du temps de l'autre à celui de l'intimité. Au Québec, peu d'oeuvres sont aussi marquées par la présence de la femme-sorcière que celle, incontournable, d'Anne Hébert. Du Torrent (1950) à L'enfant chargé de songes (1992), les recueils et romans hébertiens mettent en forme des figures féminines subversives qui dépassent largement les rôles passifs ou tentateurs qui leur sont assignés. Dans le cadre de ce colloque, je propose de lire Kamouraska en lien avec cette problématique à travers l'étude de la temporalité des personnages d'Élisabeth et de sa servante.

Contexte

manager icon Responsables :
Anne Ancrenat
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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