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De l'ars dicendi à la classe de rhétorique : le destin ambigu de l'enseignement oratoire au Québec (1815-1865)

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Jaëlle Héroux

Résumé du colloque

Dans les collèges québécois des XVIIIe et XIXe siècles, les arts du discours jouaient un rôle fondamental. Le Séminaire de Québec avait adopté, en 1765, un plan d'éducation qui, en reprenant le Ratio studiorum prévu par la pédagogie jésuite, faisait de l'enseignement oratoire le couronnement du cursus scolaire. Dès les années 1815, cependant, cet enseignement voit son contenu se modifier à un point tel que le rôle pédagogique éminent de la rhétorique commence à être remis en cause. L'introduction dans le cours de rhétorique de matières comme la géométrie ou l'histoire naturelle s'inscrit dans un processus de réforme alors amorcé tant en France qu'au Bas-Canada. Longtemps considérée comme le moment privilégié où les élèves apprenaient l'art de l'éloquence ou ars dicendi, la classe de rhétorique cesse de représenter une discipline pour désigner dès lors une simple année scolaire. L'algèbre y côtoie désormais l'étude du grec et de l'histoire littéraire alors que seuls subsistent les exercices d'amplification oratoire. Or, cette évolution de la classe de rhétorique a été peu étudiée jusqu'à ce jour. C'est pourquoi nous nous proposons de faire connaître le destin ambigu de la tradition oratoire et de son enseignement, afin de mettre en évidence les conditions dans lesquelles la rhétorique classique devait disparaître.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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