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Résumé du colloque
L’intelligence narrative mobilise des compétences qui la rapproche de l’intelligence pratique, le jugement moral en situation. Comprendre une histoire implique une « synthèse de l’hétérogène », celle de faire sens à partir d’éléments disparates : actions, événements, personnes, temps, émotions, contextes, valeurs, etc. Cela demande à son tour une ouverture à l’expérience d’autrui, en adoptant en imagination différentes perspectives. Mais l’intelligence narrative, si elle paraît une condition nécessaire de l’intelligence pratique, n’en est pas une condition suffisante, et pourrait ne pas impliquer la dimension humaine voire humaniste qu’on y associe souvent. Qu’est-ce qui est requis pour que l’une conduise à l’autre? Nous nous attarderons ici à deux conditions primordiales. 1) La visée du bien. En médecine, le récit de vie est mis au service d’un bien ; or tout n’est pas pertinent dans un récit de ce point de vue, qui demeure orienté par le diagnostic et la décision. 2) Le bien du patient. Un récit de vie ne possède pas toujours une cohérence évidente : il est souvent morcelé et peu accessible. Il doit donc être recomposé voire extrapolé à partir d’épisodes ou de fragments, ce qui ne peut se faire sans sollicitude et bienveillance. Le jeu de questions et réponses de l’entretien clinique est donc essentiel, si bien que l’intelligence narrative et l’intelligence pratique se nouent dans une pratique intersubjective et réciproque de mise en récits.
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