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De l'ironie à l'humour dans la fiction au féminin: l'organisation d'une nouvelle résistance

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Lucie Joubert

Résumé du colloque

Une étude approfondie des œuvres d'auteures des années soixante et soixante-dix au Québec nous indique que les femmes ont découvert le potentiel contestataire de l'ironie. Si, rétrospectivement, l'ironie apparaissait alors comme un moyen pour les femmes de faire entendre leurs revendications et leur mécontentement, qu'advient-il de cet outil rhétorique dans la période de mutation du féminisme que nous traversons actuellement? À travers des œuvres récentes, telles que autres, Sans cœur et sans reproche et Le Sexe des étoiles de Monique Proulx, Maryse de Francine Noël, En moins de deux de Monique LaRue, nous mesurerons les changements parcourus dans la stratégie de l'ironie: il faut voir, par exemple, si le thème de l'ironie, la modification, continue d'avoir une volonté de réconciliation avec l'homme — et ses représentations — cible principale des œuvres étudiées. En effet, la modification, chez une même auteure, des cibles de l'ironie au fil des œuvres nous semble aussi digne d'intérêt dans la mesure où cette variation annonce, chez certaines, un changement de "sujet", mais un changement de statut du sujet même de l'auteure à l'écriture, comme c'est le cas, par exemple, chez Madeleine Ferron, qui en fait son thème, d'humour et d'ironie. L'ironie — traditionnellement — est plus volontiers utilisée par les femmes, et fut intégrée, dès les années quatre-vingt, aux ressources de l'écriture au féminin comme manifestation d'une résistance au discours dominant.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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