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De «L'Ogre» au «Ciel de Québec» : les conditions de la renaissance littéraire

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Marcel Olscamp

Résumé du colloque

Dans mon essai «Le Fils du notaire», j'ai tenté d'étudier la formation intellectuelle de Jacques Ferron et les rapports entre la vérité autobiographique et l'affabulation dans ses écrits. Ce premier volume d'une «triologie» ferronienne s'interrompt en 1949, au moment où le jeune écrivain, qui n'a pas encore publié un livre, se prépare à devenir le romancier que nous connaissons tous; je l'ai laissé, pour ainsi dire, au seuil de son œuvre et de sa carrière. Entre 1949 et 1969, l'auteur, devenu adulte, coïncide avec lui-même et prend position de plein pied dans son époque. Durant cette période, Ferron se livre à un intense travail de mise en forme pour se faire reconnaître par un champ culturel encore méfiant. On oublie souvent que cet écrivain, aujourd'hui célébré comme un «classique» de la littérature québécoise, ne put trouver de véritable éditeur avant 1965. Il sera intéressant d'analyser ce phénomène dans une étude axée sur la présence de Ferron dans l'institution littéraire montréalaise; inversement, on cherchera aussi à comprendre l'ascendant que l'auteur pouvait avoir sur les jeunes romanciers et essayistes des années soixante. Dans le même esprit, on examinera aussi les variations génériques de l'œuvre ferronienne, qui, de dramaturgique, devint presque essentiellement romanesque. Il s'agit donc de montrer comment, entre 1949 et 1969, Jacques Ferron est parvenu à dominer le champ littéraire québécois; son parcours exemplaire d'écrivain et d'intellectuel me permettra d'esquisser l'histoire d'un certain nombre de «milieux» littéraires, politique et artistiques encore mal connus.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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