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De l'ordre à l'ordre : la révolution cubaine

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Yvon Grenier

Résumé du colloque

Nous proposons une analyse de la révolution cubaine de 1957-58, dans une perspective tenant compte du socio-économique et surtout politique dans lequel elle s'est inscrite, par ce que des termes se sont dénouent en 1959. Par révolution, nous entendons une situation où un gouvernement, jouissant initialement d'une souveraineté unique, devient belligérant d'un affrontement violent impliquant au moins deux groupes, dont au moins un ne fait pas partie de l'élite au pouvoir (politique ou militaire) et tente de mobiliser d'autres groupes présentant la même caractéristique. Nous utilisons cette définition opérationnelle pour caractériser la période 1957-58, au cours de laquelle un politicien conduit par le coup d'état de Fulgencio Batista en 1952 (Fidel Castro) et d'autres jeunes aventuriers prennent les armes contre le régime et continûment éliminent par portions grandissantes de la population. Conjointement à leurs efforts militaires, ils ont tenté de mobiliser l'élite politique étudiante de 1952, les groupes intermédiaires et des factions du paysannat. La révolution fut précédée d'une crise, au cours de laquelle une large proportion d'acteurs politiques fut amenée à envisager un changement extra-institutionnel du gouvernement. D'une façon générale, la crise de 1952-56 est apparue à la faveur d'une illégitimité chronique des institutions politiques cubaines, due principalement à la dépendance institutionnelle de l'état cubain envers Washington jusqu'en 1934, et par la suite, à une corruption généralisée des nouvelles élites populistes-révolutionnaires. On doit conjuguer à cette modernisation socio-économique soutenue (croissance et diversification de l'activité économique, urbanisation, hausse de la qualité de vie - éducation, santé - et gonflement des classes moyennes). Enfin, la révolution fut suivie d'une dictature, ou d'un régime infraétatique civil (civilt et militaire), traversée par des guerres intestines entre acteurs en compétition inégale pour le pouvoir, présida à un renforcement de l'État sous le contrôle personnel et exclusif des caudillos castristes. En somme, la révolution cubaine est comprise comme le fruit d'un règlement de compte au sein des élites, et interprétée comme une entité radical appointé à la faiblesse traditionnelle de l'état cubain.

Contexte

Section :
Science politique
news icon Thème du colloque :
Science politique
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

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