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De quelques figures du "Savoir" et du "Croire" dans le discours sur l'art

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Françoise Le Gris-Bergmann

Résumé du colloque

Posons l'hypothèse de départ: les discours sur l'art relèveraient, de façon générale, de trois instances discursives: la Théorie (discours "logique"), l'Histoire (récit, narration), et la Critique (discours "d'opinions"). À la lumière des discours actuels sur l'art, il nous apparaît urgent d'interroger l'économie narrative de ces instances, leurs présupposés, leurs interférences, leurs interprétations. Il s'avère en effet que, dans la configuration actuelle du discours sur l'art, ces instances séparées se mélangent et se fusionnent à un point tel qu'une grande confusion des "genres" se produit, ébranlant de fait même leur valeur épistémique au lieu de les rendre plus emprunts aux modèles théoriques ou méthodologiques déjà constitués. Or, s'il est rendu possible de déceler dans cette topologie générale des textes actuels sur l'art des figures privilégiées du "Savoir" (dimension épistémique) et du "Croire" (dimension véridictoire), il n'en demeure pas moins que ces Figures articulent un "Faire" (dimension factitive) où "Énoncer signifie produire" (J.P. Faye), dans le sens "quantien" des "actes de langage". Mais, quelle est donc la valeur épistémique de ce faire spécifique qu'est la mise en discours une fois que ces modèles sont éclatés et disséminés à la surface d'une cartographie aplanie, aux contours flous, où tout ce qui est "énonçable" est "acceptable". Où la demande de grands Récits (narratologie de l'Histoire) se double d'une argumentation sur la "production" des Textes d'une part, et d'autre part d'une mise en scène des Sujets ("écriture"). À la lumière de ces observations et de leur efficace dans la pratique actuelle du discours sur l'art, ne peut-on pas en conclure que les Masques du "Savoir" sont tracés ici par les contours de Figures d'autorité, et là, par ailleurs, les visages du "Croire" révélés par des mythologies subjectives où s'affirmerait une opposition du MYTHOS contre le LOGOS. Quelle serait donc la place, entre et au-delà de cette bi-polarisation, de la dimension CRITIQUE du faire discursif, critique étant entendu au sens d'une "sociologie des langages" et d'une "sémantique de l'histoire" ? Comment se jouerait sur l'échiquier des pouvoirs du langage, l'énonciation des points de vue et la mise en perspective du "changement" "change de valeurs", "change de formes", c'est ce que nous entendons questionner ici, dans la perspective d'une "critique de l'économie narrative" du discours qui a pour pré-texte l'art.

Contexte

Section :
Histoire de l'art
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Histoire de l'art
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Histoire de l'art

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