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Denis Diderot lecteur de Louis-Bertrand Castel : le cas du clavecin oculaire

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Catherine Dubeau

Résumé de la communication

En novembre 1725, le "Mercure de France" publie une lettre présentant un "Clavecin pour les yeux, avec l'art de peindre les sons, et toutes sortes de pièces de musique". L'auteur, le père Louis Bertrand-Castel (1688-1757), est un jésuite féru de mathématiques, de physique et de musique. Il passera quelque trente années de sa vie à perfectionner et à faire valoir son idée d'un "clavecin oculaire" qui, dès 1742, suscite l'intérêt de toute l'Europe, et en particulier de Diderot. Romancier, dramaturge, philosophe, scientifique, critique d'art et amateur de musique, l'écrivain à la tête de l'"Encyclopédie" a tôt fait de mentionner l'instrument dans bon nombre de ses textes (Les bijoux indiscrets, La lettre sur les sourds et muets, Le rêve de d'Alembert) et d'en faire l'objet d'investigations à la fois esthétiques, philosophiques et scientifiques. Il s'agira donc pour nous d'observer, dans l'œuvre de Diderot, les possibilités heuristiques déployées par une curieuse invention qui, outre sa fonction première (l'activation des touches donne à voir des couleurs plutôt qu'entendre des sons), interroge directement le rôle et le pouvoir des sens dans le rapport de l'homme au monde. Nous privilégierons une étude basée sur l'épistémocritique, méthode qui aborde les œuvres en s'attardant aux relations entre les sciences et les arts.

Contexte

news icon Domaine de la communication :
Études françaises et littérature
host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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Thème du communication :

Études françaises et littérature

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