pen icon Colloque
quote

Dérèglement de l'axe cortico-surrénalien : Effets sur le fonctionnement cognitif humain

SL

Membre a labase

Sonia Lupien

Résumé du colloque

On sait que l'activité hypothalamo-hypophyso-surrénalienne (HPS) tend à augmenter avec l'âge chez le rat, résultant en des concentrations élevées d'ACTH et de corticostérone (Meaney et al., 1988). L'hypersécrétion de glucocorticoïdes (GC) qui en résulte semble enfin être associée à l'émergence de troubles cognitifs chez le rat âgé. À cet égard, Issa et al. (sous presse) rapportent que les rats présentant des troubles de mémoire spatiale labyrinthique de Morris montrent une activité HPS augmentée, tandis que les rats n'ayant aucun déficit à cette tâche ne diffèrent pas des contrôles. Ces résultats soutiennent l'hypothèse voulant qu'une augmentation de l'activité HPS chez le rat âgé reflète pour une large part les différences individuelles observées dans l'apparition de troubles cognitifs reliés au vieillissement. Toutefois, Meaney et al. (communication personnelle) ont observé, parmi un groupe de gens âgés "normaux", un pourcentage élevé de sujets présentant une sécrétion accrue de GC. Le but de notre projet est donc de rechercher un éventuel effet cognitif spécifique d'un HPS au sein d'une population âgée et profil cognitif généralement vieillissement normal (non pathologique). Nos hypothèses de travail quant aux troubles cognitifs observés se baseront principalement sur l'étude des troubles observés lors du vieillissement normal et pathologique. Ainsi, si l'hypersécrétion de GC est un marqueur biologique de la présence de troubles cognitifs chez le sujet âgé, les sujets démontrant un tel dérèglement fourniront des indices de mémoire (particulièrement épisodique – voir Lussier et al., 1990), de problèmes d'attention divisée (Oades, 1979) ou d'autres problèmes d'accès lexical (Kirshner et al., 1984). Les résultats de notre étude pourraient éventuellement avoir un impact considérable sur la détection précoce, voire sur la prévention, l'atténuation et le traitement des troubles cognitifs liés à la sénescence et à la sénilité.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :