pen icon Colloque
quote

Des aberrations socio-culturelles et des aberrations de traduction : les enjeux du lexique et le jeu des genres

DZ

Membre a labase

Daniel Zamorano

Résumé du colloque

Dans le domaine littéraire et des sciences sociales, on trouve deux points épineux lors de la réalisation d'une traduction : le répertoire lexique dont une langue dispose, aussi bien que la division en genres grammaticaux qu'une langue donnée établit. Certains mots naissent en fonction d'un moment historique, un lieu géographique et un milieu social, et n'ont pas nécessairement d'équivalent dans la langue d'arrivée. Ceci est vrai non seulement quand on traduit d'une langue morte (latin, grec classique), mais aussi lorsque l'on traduit à partir d'une langue vivante (français, anglais, espagnol). L'Angleterre n'a pas le même système juridique (entre autres systèmes discursifs) que le Continent et donc des nuances relatives à l'organisation sociale apparaissent dans toute production textuelle. L'enjeu est minime lorsqu'il s'agit de traduire des "messages" reconnus par les conventions occidentales, tandis que traduire les contre-discours et les interstices présente tout un défi qui oblige le traducteur à réviser le lieu (historique, géographique et social) à partir duquel il fait la lecture. Les "groupes" ou individus dissidents créent ou resémantisent des mots et certains auteurs jouent avec les genres pour créer des messages ambigus ce qui donne une relation de complicité avec certains lecteurs. Je voudrais souligner certaines lectures/traductions aberrantes (Eco, Lecteur in fabula) qui éliminent (consciemment ou inconsciemment) le caractère transgresseur du texte et examiner certaines retombées pour la pédagogie de la traduction.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :