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Des contraintes syntaxiques et sémantiques pour un lexique computationnel : le cas du verbe entendre

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Sophie Piron

Résumé du colloque

Dans un système de traitement automatique, un lexique computationnel doit encoder un ensemble assez vaste de possibilités d'emplois des mots qu'il contient et non pas se limiter à des domaines d'emplois très restreints. Dans cette présentation, nous nous attachons à un exemple, celui du verbe entendre. Nous présentons l'ensemble de ses possibilités d'emplois en vue de son insertion dans un lexique computationnel. Finalement, son analyse devrait être transposable à la majorité des verbes appartenant à la même classe que lui, c'est-à-dire les verbes de perception auditive, et plus généralement les verbes de perception sensorielle. Il est possible de catégoriser les emplois d'un verbe en les subdivisant en fonction de deux types de contraintes que le verbe impose à son entourage. Le premier type de contraintes qu'un verbe impose aux mots qui l'entourent est d'ordre syntaxique. Ainsi, un verbe autorisera des compléments prépositionnels, des complétives infinitives, etc. Le sens à donner au verbe pourra être guidé en partie par la construction dans laquelle il apparaît. Le second type de contraintes imposé par un verbe est d'ordre sémantique. Ces contraintes portent sur la catégorie sémantique des compléments qui accompagnent le verbe. L'intersection des contraintes syntaxiques et sémantiques permet d'obtenir une analyse fine du comportement verbal et de résoudre les phénomènes de polysémie dans la majorité des cas. Le choix du verbe entendre a été guidé par les possibilités d'analyse cognitive qu'il offre. En effet, les restrictions sémantiques reposent en partie sur la cognition sensorielle.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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