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Résumé du colloque
Si on reconnaît que la laïcisation de la littérature québécoise n’est pas allée sans la mise au rancart du projet de Camille Roy de sauver de l’oubli le patrimoine «sacré» de la langue française en terre canadienne, si on convient que les revues littéraires universitaires qui ont fleuri depuis la révolution tranquille y sont pour beaucoup dans l’autonomisation de la littérature québécoise; alors on est bien obligé de reconnaître que ce qui n’a pas été jeté avec l’eau du bain, c’est, pour l’essentiel, la tradition rhétorique sur laquelle s’est fondée la littérature française — le paradigme «classicisme». À partir d’un exemple tiré de la tradition (rhétorique) d’enseignement de la littérature aux élèves des écoles normales du Saguenay au début du siècle, je voudrais montrer que pour répondre à la question des «petites» littératures, il faut poser la question à partir d’une problématique qui situe le phénomène «littérature» — celui de l’imaginaire écrit — dans le cadre de la question de la reproduction du langage. Je voudrais suggérer non pas quelques éléments de réponses mais quelques préalables théoriques qui pourraient conduire à des éléments de réponse. ces préalables théoriques auxquels je pense sont de l’orde de ce qui suit: la tradition rhétorique confine à penser le langage en termes d’hégémonie; pour en sortir, il faut se donner une définition interactive du langage, ce qui implique de définir les discours en termes d’une «double articulation» asymétrique, liée aux points de vue des interlocuteurs en présence.
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