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Des mots chancreux et le malaise colonial : écrire le corps dans l'espace colonial

RR

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Robert Rembold

Résumé du colloque

La citation ci-dessus provient de l'essai de 1973 de Dennis Lee « Cadence, Country and Silence : Writing in Colonial Space » dans lequel il déclare aussi que « l'écrivain colonial n'a pas ses propres mots ». L'essai de Lee décrit le développement de la conscience de sa position coloniale en commençant par ses sentiments corporels de mal-aise. Après avoir efforcé de transcender « l'inauthencité » de son espace culturel, avoir créé des mots empruntés au colonisateur menaçant de le plonger en tant qu'écrivain dans la non existence, Lee s'approprie cet espace en prétendant un savoir universel qui est resenti corporellement et sur lequel il authentifie son identité. Bien que sa transcendance du colonialisme soit problématique, sa référence à la manière dont le corps prends connaissance suggère que le corps soit une source de savoir radicale et un site pour négocier l'espace colonial. Ces aspects du corps sont au cœur du sujet de ma communication qui, via le texte de Lee, examinera les façons dont le discours colonial inscrit le corps, explorera les rapports du corps au réclamations d'authenticité et analysera les métaphores du corps qui suggèrent la contamination culturelle. Dans le cadre de cette étude multidisciplinaire je propose de combiner des théories de l'écriture du corps aux idées développées par les sociologues Emile Durkheim, Pasi Falk, Bryan S. Turner et Chris Shilling qui soulignent l'importance du corps dans la constitution de l'identité personnelle et collective dans la société moderne. En concentrant mon attention sur le rôle du corps dans le texte de Lee, j'espère souligner quelques façons que le corps est formé par le language qui est aussi formé par le corps.

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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